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La comparaison tue la joie

C'est moi sur la photo avec mes cheveux d'été. J'ai cessé d'essayer de les discipliner les jours d'humidité. L'été au Québec c'est humide, très humide. C'était inutile de passer 30 minutes à les sécher puis 15 minutes à les lisser, pour les avoir frisottés la minute que je passais la porte de la maison. 

J'ai accepté ma tête de frisée comme elle est. Il y a plein de choses comme ça que j'ai apprises à accepter avec le temps. Je deviens meilleur à accepter les choses de la vie qui sont ce qu'elles sont. Mais des fois j'ai des rechutes.  Justement ce matin encore, je me disais que j'étais tellement mieux dans ma tête quand j'allais courir mon 5 km 3 fois semaine.

 

J'aimerais tellement chausser mes souliers et aller trotter ce matin. Mais je ne peux pas. Pas encore j'attends que ma   fu***g haute pression soit stabilisée.... Vois-tu mon médecin à pris sa retraite que je suis sur la magnifique liste d'attente du gouvernement. Y paraîtrait que la haute pression n'est pas une préoccupation de santé majeure. On appelle ça "le tueur silencieux", mais pareil, ce n'est pas une considération de santé majeure.

 

Whatevere!

 

Donc, depuis que je fais de la haute pression j'ai dû arrêter de m'entraîner au gym et de courir, le temps que la situation se stabilise...

 

Je fais du yoga, que j'apprécie vraiment beaucoup, mais il me manque le coté "action" musique dynamisante qui fait tellement de bien à mon moral. Tu vois je suis misérable, je ne vois rien de merveilleux à ma situation, je suis dans un vide temporel, je suis désorganisé et je ne trouve plus le chemin vers mes intentions du début de l'année... 

Les phrases qui me trottent dans la tête disent des trucs comme ceci:

 

"C'est peut-être ça avoir 53 ans, tu commences à avoir des petits bobos qui te privent des petits bonheurs que tu avais à 45 ans. C'était tellement mieux quand tu avais 45 ans. T'étais pleine de dynamisme, pleine de rêves, pleine d'idées nouvelles. Là tu attends après la pilule qui va régler ta pression. T'as toujours dit qu'il faut régler la cause de la situation, pas mettre un pansement sur le bobo. C'est quoi ton plan?"

 

C'est là que tu devrais entendre le son d'un dérapage suivi d'un BOUM!

 

J'ai soudainement réalisé que j'avais mis mon plan sur la tablette et que je me comparais au moi-même d'il y a quelques années... C'est complètement ridicule. Je ne serai plus jamais celle que j'étais à 45 ans. J'ai tellement changé, évolué, grandie depuis 10 ans, je peux même pas prétendre que je suis celle que j'étais à 50 ans. J'aurai 54 ans dans quelques jours, j'ai la chance incroyable de pouvoir fêter mon 54e anniversaire de naissance avec mes enfants et petits enfants, avec l'homme de ma vie et mes amis précieux, j'ai encore plein de choses à réaliser. J'ai pas le temps de m'apitoyer une minute sur mon sort, sur mes cheveux frisés ou tout ce que la gravité affecte.

 

JE SUIS EN VIE! Je connais trop d'amis qui n'ont pas eu la chance de dire "j'ai 54 ans". Je veux faire de chaque minute de la vie que j'ai, un hommage à ces personnes qui sont parties trop tôt. Je veux faire de chaque minute de ma vie un moment de bonheur et de dépassement de moi-même. Je ne veux pas me comparer aux autres, encore moins à moi-même. Je veux trouver les solutions à ce qui me tracasse et mettre mon plan en action pour avancer et réaliser encore plus de rêves. Parce que quand tu n'as plus de rêves à réaliser... Bref!  

 

Alors ce matin, j'ai mis mes souliers de course, j'ai pris mon cellulaire et  mes écouteurs pour me faire plaisir avec un "Ballado" que je voulais écouter depuis longtemps et j'ai dis à mon entraîneur personnel (AKA: mon chien Rocket) : on sort, vient-en!

 

Je n'ai pas couru, parce que je ne veux pas précipiter mon sort (ma pression n'est toujours pas normale), mais j'ai marché plus vite et plus loin que d'habitude. Le "Ballado" a répondu à tellement de questions que je ne savais même pas que je me posais. Ça m'a donné plein d'idées nouvelles. 

 

Finalement, je crois que je devais faire une pause pour me réaligner avec moi-même et reprendre le chemin vers la meilleure version de moi que je me suis fixée. J'évolue, je change, je m'améliore. Se comparer à soi-même tue la joie. C'est complètement inutile, je ne regrette rien, mais je ne veux pas revivre ma vingtaine, ni ma trentaine, ni ma quarantaine... Je veux vivre maintenant chaque minute de la seule vie que j'ai et préparer demain avec anticipation. J'ai des projets pour demain. J'ai des rêves encore plus grands et des folies tellement plus folles à réaliser. La haute pression n'a fait que me faire ralentir pour apprécier l'instant présent, apprécier ce que je vis aujourd'hui, réaliser que la vie m'a donné exactement ce que j'ai demandé. Elle n'attend que ma prochaine commande.

 

Finalement, je vais bien mieux depuis que j'ai décidé de m'en foutre. Me foutre de ce que les autres font, de ce que j'ai l'air. Je veux avoir l'air et ÊTRE heureuse.

 

Thant's it! Alors je marche à défaut de courir, c'est moins exigeant et ça me donne le temps d'écouter plus de Ballados inspirants.

 

Life is good!

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Commentaires: 3
  • #1

    Anne-marie (mercredi, 26 juin 2019 15:31)

    Merci de me ramener au ici et maintenant Nathalie �

  • #2

    Marie-Josée Caron (mercredi, 26 juin 2019 15:33)

    Ça me parle tellement ton texte! Merci pour ce beau partage... c'est exactement pour ça que je veux te rencontrer pour que tu m'aides à défaire des patterns que j'arrive pas à me défaire pour être pleinement heureuse. Respect. À bientôt Nat xx

  • #3

    Lynda Pare (jeudi, 27 juin 2019 13:46)

    Ho ma belle , j’ai les cheveux raides et depuis 1an je les fait friser avec une permanente .... j’aime les cheveux friser, je trouvais drôle de te lire , la vie est belle mais on se l’a compliqué avec des petits détails .....Moi c’est ma grandeur , un beau petit 5 pieds , qui dérange plus les autres que moi , qui fait que j’ai finie par me detester