• Nath Bertrand

Être ou ne pas être authentique, là est la question.




Quel est le prix de prix de l’authenticité?

Être authentique est extrêmement à la mode ces temps-ci. Ma mentore Martha Beck a même écrit un livre entier sur le sujet récemment. (The way to integrity, finding the path to your true self. Edition Pinguin Random House)

Il y a plein de choses qui se réclame de l’authenticité de nos jours, de la viande jusqu’aux voitures. Tout est meilleur quand c’est authentique. Je crois que c’est vrai! Je ne mets absolument pas cette idée en doute. J’essaie moi-même de rester le plus authentique possible.


Mais on ne parle jamais du prix de l’authenticité. Parce qu'il y a un prix à payer pour ne pas être authentique, un prix qui peut s’avérer cher payez .

C’est ce qu’a réalisé Simone, une jeune cliente à moi, qui était venue me voir pour valider son choix de carrière. Toute jeune, Simone avait été inscrite dans une école à vocation artistique. Ses parents qui la trouvaient extrêmement timide pensaient que l’art dramatique l’aiderait à sortir de sa coquille. Simone a bien fait et comme prévu, elle sortit de sa grande timidité grâce au théâtre. Elle à poursuivi ses études secondaires en art dramatique dans une académie dédiée à l'art. Quand vint le temps de faire son inscription au cégep, Simone eue envie d’un tout autre chemin. Elle ne voulait pas déplaire à sa famille, elle ne voulait pas perdre ses amis, mais elle avait terriblement envie d’écouter son cœur. Elle procrastinait le moment de faire son inscription au point où ses parents ont mis en doute sa volonté de poursuivre ses études. Simone, qui excellait en science, rêvait secrètement d'une carrière de bactériologiste médicale. Découvrir de nouvelles maladies et faire la connaissance du monde de l’extrêmement petit, l’attirait depuis qu’elle avait entendu parler de bactéries et de virus, lorsque toute petite, elle avait été confrontée à un grave problème de peau.

Elle en parlait avec beaucoup de passion, tout son langage corporel changeait quand elle décrivait la vie complexe des virus et des bactéries.


Ses parents lui ont recommandé un coaching avec moi, parce qu’ils sentaient qu’elle vivait beaucoup d’ambivalence. Ils espéraient que je parviendrait à découvrir ce qui troublait leurs cadette. En peu de temps, il devint bien clair que la bactériologie était son choix numéro un. L’ambivalence venait du fait que la famille de Simone était très artistique, depuis des générations l'art sous toutes ses formes étaient vénéré et incarné des deux cotés de ses parents. Sa mère travaillait dans un musée et son père enseignait les arts graphiques à l’université, un frère musicien et une sœur ballerine complétaient la famille. La passion des bactéries de Simone était un incongruité pour eux. Simone se sentait comme le vilain petit canard de la troupe.


En discutant avec elle je me suis aperçue qu’elle aurait aimé aller dans un autre style d’école dès son secondaire. Mais ne voulant pas déplaire à ses parents et détonner par rapport au reste de sa famille, elle avait suivi docilement le chemin tracé. Simone me dit que sa vie avait commencé à être un cauchemar des sa rentrée au secondaire. Ses problèmes d’eczéma, présent dès le primaire, avaient empiré au secondaire et petit à petit avait, grugé sa joie de vivre, au point ou cela l’avait souvent empêché de dormir. Elles portaient toujours de longs vêtements qui étaient peu à la mode, pour se cacher les bras et les jambes et refusait d’assister au cours de natation.


Plus les années avançaient, plus graves étaient les attaques. Quand je l'ai rencontré, elle était couverte de plaque douloureuse dans la tête et dans le visage et la prise de cortisone l’avait fait enfler au point ou son jolie visage avait l'air d'un ballon soufflé à l'hélium.

En discutant avec elle, il m’est rapidement apparu que le corps de Simone avait fortement réagi dès que Simone avait décidé d'ignorer son authenticité (celle d’aller à une école à vocation artistique plutôt que scientifique).

Quand on se détourne de ce qui nous fait vibrer, notre corps se rebelle, toutes nos cellules perdent le nord. Comme si l’alignement à notre vibration naturelle allait de pair avec notre chemin de vie. Il était difficile pour Simone comme jeune fille de s’imposer face à la pression familiale. Sa passion pour les sciences lui semblait incongrue. Mais plus elle refusait de suivre sa passion, plus son corps réagissait.

Mon hypothèse fut confirmée quand Simone et moi avons conclu qu’une seule voie s’imposait: faire sa demande d’admission en science et non en art. En quelques semaines son eczéma avait beaucoup diminué. Quand Simone eut parlé de son choix à ses parents, il ne lui restait plus qu’une plaque derrière un genou. Quelques mois après son entrée au cégep, elle m’écrit pour me dire qu’elle n’avait plus aucune trace d’eczéma sur le corps. Sa peau n’avait pas été aussi souple et confortable depuis des années. Fini la cortizone, son visage était rayonnant de joie et avait repris des proportions normales.


Simone a pris pension dans une famille près de son école, choisissant de s’éloigner de la sienne parce qu’ils avaient des valeurs et des vues très différentes au sujet des virus et de l’épidémie de COVID-19. Cela rendait leurs rapports difficiles. Ce choix déchirant pour une si jeune personne n’a pas été facile à prendre. Surtout que le confinement l’a obligé à beaucoup plus de solitude qu’elle n’avait anticipé. Mais après quelques semaines, Simone s’est fait de nouveaux amis, elle s’est créé une petite vie remplie de gens qui partagent ses convictions et sa passion pour la science de l’infiniment petit. Elle envisage de joindre la troupe d’improvisation de son cégep, l’automne prochain parce qu’elle est restée très attachée à cette forme d’art malgré tout, mais n’envisage pas d’en faire une carrière.


Bien que ses parents aient été ceux qui ont payé le coaching de Simone au départ et que le résultat les ait éloignées physiquement de leur fille, ils sont tout de même très heureux de savoir qu’elle a réussi à s’affirmer et à être authentique. Ils sont fiers d’elle, et soulagés de savoir que l’eczéma ne ruine plus sa vie.


Quand on décide d’être authentique, cela entraîne souvent de vives réactions chez nos proches. Il n’est pas rare qu’une rupture se créer. Comme si soudainement on avait envie de danser sur une autre sorte de musique. Quand on change de rythme ou de style, les autres ne sont pas toujours d’accord. C’est là que nous nous trouvons confrontés à un dilemme. Rester et continuer à nier nos envies ou quitter le groupe et suivre notre passion. Quand on décide de vivre à notre propre rythme, les autres peuvent être déplaisants, voire méchants. Ils ne veulent pas que l’ordre établi change, ils ne veulent pas perdre un partenaire de danse. Ils feront tout pour nous influencer à rester et nous garder avec eux. Quand on nie nos passions, notre corps nous fait savoir qu'il faut se réaligner avec ce qui nous fait vibrer. Plus on l'ignore plus il parlera fort... l'ignorer indéfiniment peut être fatal!


Mais quand on a goûté à l’authenticité, on ne peu plus nier notre vraie nature. Il n’y a plus qu’une direction possible, celle de notre propre « beat ». On ne restez pas seul bien longtemps, d’autres se joindront rapidement à nous parce qu'on brille encore plus quand on suis nos passions. Ensemble nous formons un orchestre magnifique.

Alors! Êtes-vous authentique ou dansez-vous sur le rythme des autres?


Écrivez moi vos histoires d'authenticité ici, je suis impatiente de vous lire.


Nathalie xx


P.S. Il se peut que tu trouves des erreurs dans mon textes (orthographe ou syntaxe) Je suis dysorthographique, bien que j'utilise Antidote pour corriger, je ne vois pas les fautes. SVP. Sois indulgent et concentre toi sur le sens de ce que j'écris plutôt que sur l'orthographe. Merci.


10 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout