Connais-tu la recette de la dépression?





Il y a eu Daniel, Nicole, Kathleen, Catherine, Alain, Anne-Marie, Dominic, Isabelle, Chantal, Joey, Nicolas, Sandrine et bien d’autres.

Ils sont tous arrivés à moi désespérer. Les yeux ronds comme ceux des chevreuils devant les phares d’une automobile dans la nuit. Ils cherchaient tous une personne qui parlait le même langage qu’eux. J’étais leur dernier espoir.

Dans ma pratique de tous les jours, une grande partie de ma clientèle vient me consulter parce qu'ils n’ont pas l’impression que les professionnelles de la santé mentale qu’ils consultent ne les comprennent pas vraiment. Ils sont en épuisement professionnel ou carrément en dépression et presque toujours, sur le point de devoir retourner dans le milieu de travail qui les a menés vers la dépression. La seule idée d’y retourner les rend habituellement très anxieux.

Bien sûr ils ont tout fait comme il fallait, dès que les premiers symptômes sont apparus. Ils ont cherché et attendu longtemps le professionnel de la santé mentale qui pourrait les prendre. Plusieurs mois plus tard, ils ont enfin commencé les rencontres. Le diagnostic tombe: épuisement professionnel ou dépression.

Retrait du milieu de travail, rencontres régulières avec leurs psys, repos. Rapidement la compagnie d’assurance commence à mettre de la pression pour que l’employé retourne au boulot. Le sentiment de culpabilité embarque, l’anxiété monte, l’impression de ne pas encore avoir vraiment trouvé ce qui ne va pas. Chaque rencontre avec le psy donne l’impression de tourner autour du problème sans jamais arriver à mettre le doigt sur la raison de ce grand mal-être.

C’est souvent quand l’inévitable retour au travail arrive que mes clients commencent à regarder vers le coaching. Ils se demandent quelle de ces deux options est la plus saine pour eux: retourner dans la même compagnie qui a causé le problème en premier lieu ou tout lâcher et partir à son compte.

À ce point dans sa réflexion, la personne commence à entrevoir une possibilité alternative au problème sous-jacent qui est celui de ne pas se sentir compris - valorisé - épanouis - etc. dans son milieu de travail.

Mis à part le diagnostic, qu’est-ce qui lie mes clients?

Ils sont tous neurodivergents. La majorité n’a pas de diagnostique ou d’évaluation en neuropsychologie, ils soupçonnent un profil TSA ou Dys ou TDAH, parce que durant les rencontres avec le psy, ça a été vaguement effleuré, avec d’autres mots comme; bipolarité, syndrome de cassandre, trouble de l’opposition, personnalité limite, etc.

Ce fut, selon eux, la seule fois où leurs attentions a été titiller et que le besoin fort de creuser la question les à secouer. Plusieurs jours de recherche sur Google et Facebook plus tard, ils ont habituellement cerné ce qui pourrait être le problème.

Ils sont neurodivergents. Bien sûr ce n’est pas comme ça qu’ils le disent. Dans leurs mots ça sonne comme ceci:

« Je suis brisé. Je ne suis pas normal. Y’a quelque chose qui cloche avec mon cerveau. Je suis bizarre. J’suis pas comme tout l’monde. Je suis défectueuse.

Personne ne me comprend et moi non plus. J’en peux plus rien de ce que je fais ne fonctionne comme il faut. Même mon psy ne me comprend pas vraiment.»

Quand ils sont assis devant moi, et qu’ils ont déposé leurs gros fardeaux et que je leur souris doucement, ils savent immédiatement que JE les comprends. Je devine exactement les prochains mots qui vont sortir de leurs bouches et je sais qu’il y a entre nous une énergie qui vibre à la même fréquence. On le sent tous les deux.

Nous sommes tous les deux neuros atypiques. Voilà la grande différence entre le traditionnel psy et moi. Je ne dis pas que le psy n’est pas nécessaire dans le processus de rétablissement de la personne que j’ai devant moi, je dis que le psy ne part pas de la même compréhension de la réalité de mon client et que cela fait obstacle aux outils qu’il utilise dans sa boîte à outils standard.

Quand le client a enfin compris que je « catch », souvent il y a des larmes. Des larmes de soulagement. Soulagement d’avoir enfin trouvé une personne avec qui parler ne sera pas compliqué, une personne qui connaît les bons mots pour expliquer ses maux, une personne qui a une boîte à outils non traditionnelle pour sa réalité atypique dans un monde typique.


Une personne qui a fait le même chemin, qui a vécu les mêmes enjeux, les mêmes moments de découragement, qui a traversé les mêmes tempêtes et qui va l’accompagner vers la sortie de crise avec honneur, fierté, détermination, confiance.

Comme le nombre de personnes dans cet état se multipliait dans mon bureau, je me suis demandé comment faire pour aider en amont du problème.

Avant que les employés doués, talentueux, compétents qu’avaient été mes clients ne viennent me voir complètement démoli.

Fidèle à ma méthode, je me suis dit qu’en travaillant directement dans les entreprises, je pouvais intervenir dès l’apparition des premiers symptômes de mal-être. Ce qui éviterait l’attente et l’amplification des symptômes et l’inévitable perte de contrôle qui mène à l’arrêt de travail et tout ce qui s’en suit.

Alors c’est ce que j’ai fait.

Le plus difficile est de convaincre la direction de me recevoir pour discuter … ensuite c’est facile, puisque c’est d’une évidence brutale. Ce service est ESSENTIEL à toute entreprise.

J’ai dit TOUTE ENTREPRISE?

Oui toutes entreprises de plus de 20 personnes.

Parce qu’habituellement c’est au-delà de ce nombre que l’on retrouve les conditions gagnantes pour que l’employé qui ignore sa divergence neurologique tombe au combat et également parce que c’est dans ces d’entreprises que le coût d’un employé absent ou qui a quitté coûte le plus cher.


Une fois qu’il y a une personne qui tombe, le reste de la chaîne se trouve en danger et rapidement l’effet domino s’enclenche.

Il y a entre 5 à 10 % da la population générale qui à un diagnostique de neurodivergence… combien l’ignorent? Regardez combien d’employés sont tombés en épuisement professionnel ou en dépression et vous aurez une petite idée…

Faire de la place aux employés neurodivergents c’est comme d’avoir une excellente recette de gâteau et d’y ajouter un ingrédient inhabituel qui fera que votre recette différente explosera les standards de l’industrie du gâteau.

Ces ingrédients inhabituels sont très souvent déjà chez vous, ils sont disponibles, ils souhaitent collaborer, mais pour cela il faut des conditions favorables.

On ne peut pas attendre que les cerveaux atypiques fonctionnent bien dans des conditions faites par et pour des cerveaux typiques.

Pour installer des milieux bienveillants et accueillants pour TOUS les cerveaux (typiques et atypiques), il faut une personne qui sera l’interprète entre les deux méthodes et c’est là que le coaching en résidence est utile.

Si vous aviez des instructions à faire traduire du français en vietnamien pour la vente de vos produits. Vous iriez chercher quelqu’un qui parle les deux langues, surtout une personne dont la langue première est le vietnamien…

C’est le même principe pour la neurodivergence. Pour que se comprennent et travaille ensemble en collaboration et dans l’homogénéité la majorité typique et la minorité atypique, dans le respect des besoins respectifs de chacun sans discrimination. Vous avez besoin d’un coach neurodivergent.

Je pense vraiment que c’est un service qui n’a pas d’équivalent, qui a une valeur inestimable pour une entreprise.

Je pourrais continuer à vous parler des avantages durant des heures, mais je crois que vous êtes déjà convaincu.

Maintenant, c’est à vous de jouer. Posez-vous la question: est-ce que j’ai les moyens de me priver d’un coach en résidence?

J’attends vos commentaires avec impatience


Nathalie

xx




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