Laisser sortir le génie de la bouteille



Cette année j’ai eu le privilège d’avoir 3 semaines de break. J’ai donné congé à mon modérateur et j’ai laissé sortir le génie de sa bouteille.

J’ai eu trois belles semaines pour être entièrement moi.

En temps normal je ne laisse pas toute la place à ma personnalité différente pour m’exprimer. Mon effronterie, mon emportement, ma curiosité débordante et compulsive, ma nonchalance, mon désordre mental, mon impulsivité, ma verbomotricité, mon étourderie. Bref! Tout ce qui se contorsionne en moi pour ne pas trop déranger a enfin eu la permission d’exister au grand jour.


Quelle libération! Me permettre d’interrompre les gens, de partir dans des délires mentals, de passer des heures sur internet pour aller au fond d’un sujet qui me passionne soudainement, passer de longues minutes (heures) à rêvasser ou à observer quelque chose qui n’intéresse que moi, raconter une histoire sans m’inquiéter du fait qu’elle soit sans queue ni tête pour les autres, rire très fort parce que j’ai envie de rire très fort.

Haaaaa! La douceur d’être entièrement moi.



Au début c’était bizarre. C’était comme si je faisais l’école buissonnière. J’avais l’impression que j’allais me faire gronder parce que j’étais trop turbulente. Mon modérateur a habituellement le pied sur le frein pour me retenir d’être trop «loud », «intense », « impertinent ». Mais là, je me suis permis de m’éclater dans le ravissement de mon entièreté divergente, colorée, unique sans contorsion.



Ce fut tellement libérateur. Avoir trois semaines de permission mentale complète, c’est tellement rare. Ça m’a fait un bien fou. Mon ordinateur mental à fait un « reset », j’ai remis tous les onglets ouverts à leurs places, j’ai classé des trucs dans des cases ME conviennent, j’ai regardé le monde à travers mon prisme chromatique personnel.

C’était comme revenir dans mon pays d’origine. J’ai renoué avec mes racines, mon essence, ma vitalité, mon histoire.

Assise à mon bureau aujourd’hui, je constate que j


e n’arrive pas très bien à remettre le génie dans la bouteille. J’ai revu mon pays. Un pays où la langue est différente, où les manières et les coutumes sont différentes aussi. Un pays où les gens sont colorés, vibrants, expressifs, rêveurs, ou la routine n'existe pas. J’ai été exilé trop longtemps, je reviens chez moi.

Là où les gens sont passionnés, fous, rêveurs, désordonnés, là où les idées les plus saugrenues se concrétisent et existent sans retenues. Ce pays ou Picasso, Gallileo, Spielberg, Christie, Goldberg, Einstein, Newton, Bell, Pasteur, Cruise, Brandson, Disney, Reeves, Tysseire, Smith, Kennedy, Kneighley, Gates, Da Vinci, Aniston, Radcliff, Watson, Bratwaite, Grenier, et tant d’autres en ont été exilé aussi.

Je crois que je vais réorganiser ma vie pour avoir un pied à terre là d’où je viens.


On se voit la bas?


Nathalie xx




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